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AI (Intelligence Artificielle) de Steven Spielberg
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Un conte de fées des temps modernes ou Pinocchio raconté par Spielberg. Voilà le constat de départ pour AI, Intelligence Artificielle. AI est le deuxième film (après Rencontre du troisième type) écrit et réalisé par Steven Spielberg, sur une idée de Stanley Kubrick, il est quand même bon de le préciser.
Dans un XXIème siècle plutôt terrifiant où la fonte des glaces a totalement submergé toutes les villes des bords de côte (la vision de New-York engloutie par les eaux provoque une drôle de sensation, voire de la gêne à la vue des tours jumelles), les méca (comprendre les robots) sont devenus un maillon nécessaire à la survie des orga (c'est à dire les hommes) puisqu'ils ont désormais la charge des tâches ménagères entre autres choses.
Mais ces méca ne pensent pas, ne sentent pas, ils n'ont pas été programmés pour les émotions. C'est donc ce que veut faire le Professeur Hobby : créer le premier robot capable d'aimer d'un amour éternel une personne et de garder en lui des souvenirs comme n'importe quel être réel.
Le premier robot doté de telles capacités est un petit garçon prénommé David (Haley Joel Osment), envoyé chez un couple Henry et Monica Swinton dont leur fils, malade, est cryogénisé en attendant de lui trouver un remède.
A l'image du Petit Poucet, David est abandonné dans les bois peu de temps après par sa mère adoptive . Commence alors pour le petit David une longue et périlleuse quête à la recherche de son identité et d'un peu d'humanité, épaulé par Gigolo Joe, un "robot d'amour", incarné à l'écran par Jude Law qui est absolument fabuleux en méca donneur de plaisir.
Malheureusement, on ne peut être que mitigé devant un tel film. On a comme l'impression que ce film s'écoute un peu trop. Visuellement, il n'y a absolument rien à dire, Steven Spielberg a fait appel aux meilleurs dans leur domaine (ILM, toujours eux) et puis il sait surtout tenir une caméra... Mais AI est loin d'être son meilleur film! Quelques longueurs viennent parfois endormir les spectateurs (il a ressorti du placard ses extra-terrestres de Rencontre du troisième type).
Mais tout de même, l'histoire reste éternelle et prend tout son sens en ces périodes de troubles où l'on ne sait plus vraiment qui l'on est et où chacun est en quête d'une petite part d'humanité.


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