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Pascal Obispo aux Francofolies de Spa - le 21 Juillet 2001
De tous les concerts de Pascal Obispo que j'ai pu voir ces dernières années, c'est sans doute celui-ci que l'on pourrait placer en tête ex-aequo avec son dernier concert à Rennes en novembre 2000. Peut-être parce qu'on était en Belgique, peut-être parce que c'était un de ses derniers concerts avant une longue pause, peut-être parce qu'il était bien dans ses baskets ce jour-là, peut-être parce qu'il n'avait personne à épater, peut-être...

Pascal Obispo est vrai sur scène, c'est un des rares endroits où vous pouvez savoir qui il est réellement. Cynique à la télé, sur scène il se libère. Il n'a pas besoin de prouver quoique ce soit à qui que ce soit. Les gens viennent parce qu'ils l'aiment, parce qu'ils savent qu'ils vont passer deux heures de délire. Puisque vous sortez d'un de ses concerts (et à chaque fois c'est la même chose) épuisé mais avec une seule envie : recommencer immédiatement. Pascal Obispo vous fait sauter, chanter (les filles puis les garçons pour déterminer "le sexe de la salle", et les garçons sont de plus en plus nombreux... chanteur à minettes? il n'en a jamais été question, ce n'est qu'une sale étiquette).
Pascal Obispo est touchant, émouvant et drôle. Et quand il termine son concert en nous chantant son Millésime ("sa plus belle année") et sa fierté "d'être père", c'est à pleurer.

Les musiciens sont rodés. On retrouve Christophe Voisin aux claviers, Christophe Deschamps à la batterie, Laurent Vernerey à la basse (on regrette Mischko), Sam Stoner aux guitares accoustiques (Sam sait rapper! Une petite démonstration pendant les Meilleurs Ennemis) et puis surtout Pierre Jaconelli aux guitares, Pierre qui n'est définitivement pas superflu...
Les points forts du concert, là on l'on sent une osmose totale entre le public, Pascal, les musiciens et chaque particule d'air, sont Sa raison d'être (introduite avec les guitares électriques made in Pierre Jaconelli, un régal), L'envie d'aimer seul au piano avec tout le monde pour chanter "... nous donne l'envie d'aimer...", ça fait rêver, puis aussi L'important c'est d'aimer pour les mêmes raisons, et enfin Ce qu'on voit, allée Rimbaud, qui se savoure sans chanter.
Un gros regret : mais où est donc passé Plus que tout au monde ("j'veux voir tout le monde les mains en l'air"), c'est vraiment dommage de l'avoir supprimé, je ne comprend toujours pas la raison!

Maintenant il est trop tard pour découvrir Pascal Obispo sur scène puisqu'il a décidé de ne plus rien faire pour lui (on parie?) mais plutôt de travailler avec les autres. Heureusement, un live et une vidéo sont prévus pour la fin de l'année, de quoi nous faire patienter jusqu'à...
Etienne Daho au Liberté à Rennes - le 28 Avril 2001
Quand Etienne Daho revient chez lui, ça ne peut être que bien. Et c'est comme ça à chaque fois qu'Etienne revient à Rennes. C'est de la chaleur, de la convivialité, de l'émotion presque jusqu'aux larmes. Etienne est chez lui et il nous le prouve en nous donnant à la fin du concert "rendez-vous dans les rues".

Etienne enchaîne les titres avec émotion, il a une telle présence sur scène qu'il m'est impossible de détacher mon regard de lui de peur d'en perdre l'essentiel, une étincelle dans ses yeux et dans les miens. A la fois technoïsant sur Jungle Pulse ou bien encore Tombé pour la France et attendrissant sur Ouverture mais surtout Sur mon Cou (texte extrait de l'oeuvre de Jean Genet : Le condamné à mort).

Et quand le public reprend en coeur "serre moi fort et si ton coeur se fait plus léger nous pourrons remonter", Etienne nous laisse et savoure (mais c'est qu'il aime ça!), devant l'insistance du public de garder la parole, Etienne fait descendre le micro... On aurait pu s'attendre à tous sortes de débordements mais il ne s'est rien passé, le micro a circulé avant de tomber dans les mains d'une fille qui a demandé à Etienne de lui chanté La Baie (il ne la fait jamais sur scène), Etienne s'est excusé de ne pas pouvoir la chanter et s'est fait pardonner en chantant Eden ("petit monstre"), chanson écrite "le jour de mon anniversaire, journée pyjama, un peu déprimé."
La fin du concert arrive toujours trop vite mais ce soir-là, l'atterrissage fut très très dur...

Set-list exacte :
- Ouverture
- Rendez-vous à Vedra
- Le grand sommeil
- Corps et armes
- Jungle Pulse
- Sur mon cou
- L'année du dragon
- Des attractions désastres
- Saudade
- Soudain
- Au commencement
- Comme un igloo
- Heures Hindoues
- Le premier jour
- Tombé pour la France
- Epaulle Tattoo
- San Antonio de la Luna

- La nage indienne
- Duel au soleil
- Eden


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update: 21/09/02

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