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| Dionysos à l'espace Vauban (par Harvey) |
Bon, on nous avait dit beaucoup de bien sur Dionysos en concert, on nous avait dit que live c'était hors norme, que ça n'avait rien à voir avec les enregistrements studio, que c'était vraiment le groupe à ne pas rater... Et ben tout ce qu'on nous avait dit sur Dionysos est VRAI et même plutôt en dessous de la vérité.
C'est comme ça qu'on s'est retrouvé au Vauban à BREST jeudi (jedi?) soir. Après une première partie sautillante (Bubblies) mais pas renversante, on a attendu une heure de mise en place. Et puis Dionysos est arrivé, l'air de pas y toucher sur une musique de western, grosse ambiance dans la salle pleine comme un oeuf, 500 pékins au bas mot dont l'habituelle douzaine de picolos patentés (en deux mots) au bar entre p'tite mousse et p'tit jaune. Et là, premier riff dans ma tronche et c'est parti pour une heure de jam de folie, mais la folie de chez naze qu'on n'avait pas vu ça depuis des lustres. En plus habituellement, dans un groupe y'en a un ou deux qui sedétache du lot. Ici chez Dionysos, ils sont tous aussi furieux.
Matthias se paye des séances de jumping dans la foule, il escalade le décor sous le regard médusé et légèrement angoissé du régisseur du Vauban qui habituellement pète une pile quand une miss se tape le groove sur un ampli,là le pauv' gars il voit Matthias escalader le décor, j'ai l'impression que le régisseur maison va nous faire un malaise. Bref, c'est une heure plein pot, à fond les ballons, le public brestois est déchaîné, quasi extatique, d'autant que le groupe nous sert le best of the best, sur "coiffeur d'oiseau", "Mc Enroe's poetry", "anorak" et l'inénarable "song for the jedi". Au bout d'une heure Dionysos nous fait le coup du "bonsoir merci",ils reviennent après deux minutes de pause et ça redémarre, le public reprend en choeur "je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant".
Visiblement on sent que Matthias et ses p'tits camarades sont heureux de ce qu'ils donnent, il y a un vrai truc qui passe entre le groupe et le public. D'ailleurs, pour l'ultime rappel, le groupe se retrouve là, tous assis côte à côte au bord de la scène et là il se passe un truc hallucinant: tous les gens s'assoient par terre - enfin presque tous, ceux qui supportent le bar restent debout - et Matthias chante acapela, sans micro, comme ça, juste sa voix devant cette salle comble et le public qui est là et qui écoute presque religieusement, même les soiffards du fond ont posé leur bière. Putain de putain de concert!
Alors on vous le dit, si Dionysos passe pas trop loin de chez vous: il FAUT aller voir ce groupe, même si vous ne connaissez rien du groupe, croyez-nous sur parole et allez-y, de préférence avec vos potes. Comme nous vous en sortirez heureux, avec une patate d'enfer.
Dionysos c'est rien que du bonheur.
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| Jean-Jacques Goldman (par Vanessa) |
Le concert de Goldman est excellent,il faut avoir la tête partout pour pouvoir tout voir. Il est nettement mieux que sa dernière tournée. Je le conseille à toutes les personnes qui apprécie Goldman même si elles n'aiment pas trop le dernier album. Je conclurai par un seul mot: BRAVO.
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Vanessa Paradis aux Francofolies de Spa - le 20 Juillet 2001 (par Larsen)
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Quand les lumières s'éteignent, je suis dans un état d'euphorie, comme si c'était mon premier concert. Et puis, son décor s'allume, très intimiste, avec des tapis par terre, des lustres, on se croirait presque comme à la maison (sauf que Vanessa ne chante jamais dans le salon). Vanessa est descendue de son petit bonheur personnel, pour peu de temps et je savoure chaque seconde où elle nous régale de sa voix. Adorable serait sûrement le mot pour définir sa voix, sa personnalité, ses chansons et ses yeux qui viennent à deux moments se plonger dans les miens et me montrer l'intensité de son regard. Ses yeux sont vraiment magnifiques.
Elle commence par L'eau et le vin, qui est une chanson que je n'apprécie pas particulièrement sur l'album mais qui ouvre bien le concert et qui nous met au parfum : une ambiance très bossa nova avec des cuivres. Elle enchaîne avec Sunday Mondays. Même si les paroles ne sont pas de la première subtilité ("when the sky is blue and it's not grey"), c'est une chanson qui se fond dans la masse... Et qui reste une chanson agréable à écouter et qui est une des meilleures de son album éponyme (pas le meilleur à mon goût).
La chanson qui suit est une chanson que je n'appréciais pas particulièrement sur l'album et que j'ai véritablement découverte sur scène qui s'appelle Dans mon café où elle nous dit au début qu'elle nous parle (en gros) de son fiancé (dont on ne citera pas le nom). C'est l'une des rares chansons où l'on participe : "Alors je vous dis : le bel autodafé, le bel autodafé que t'as fait fait là, vous comptez 1 2 3 et vous me répondez dans mon café..." On reste dans la même ambiance très "dansante" (au risque de dire une connerie). C'est donc la première fois qu'elle fait participer le public à 100% avec elle.
Les notes de fin s'accordent avec celles du début de Walk on the wild side et elle chante sur la contrebasse. C'est aussi un des grands moments du concert, elle change les paroles au moment de "and the call girl says" en "my wild boy says".
Ensuite elle chante deux chansons de Gainsbourg. La première est Dis-lui toi que je t'aime qui est un moment très émouvant, on en pleurerait presque. Et la seconde est L'eau à la bouche qui est une chanson qui s'intègre parfaitement bien à la set-list et que Vanessa chante très bien, en domptant le fil de son micro...
Quand elle chante Joe le taxi, ça déchaîne plus les foules qu'une autre chanson, comme tous les tubes au concert. C'est sur que c'est une chanson qui rend mieux sur scène que sur le 45 Tours. Elle enchaîne chanson personnelle (Pourtant), rayon de soleil (Saint-Germain), en passant par le Tandem de Gainsbourg et chanson plus impersonnelle (Natural High).
Elle termine par la comète Commando qui met le feu aux poudres et enflamme le public déjà très chaud.
Puis elle nous laisse dans la pénombre, seuls sans son aura, quelques minutes, le temps de hurler et de la rappeler. Je sais aussi que, comme tous mes rêves, celui-ci est éphémère et bientôt elle va repartir retrouver son bliss personnel...
Elle revient donc avec une version déchirante et inattendue de Marilyn et John, une chanson du premier album relookée de haut en bas pour les besoins du spectacle...
Et pour finir, avant de nous régaler avec le sublime Bliss, elle nous parle quelques minutes en nous lançant un grand "message d'espoir" si l'on n'a pas trouvé son âme soeur.
Alors qu'elle chante Bliss en traversant la scène les yeux fermés, je sens que l'ange remonte au Paradis d'où elle est descendue nous chanter son bonheur et je sens que je redescends sur Terre, et je ne peux retenir mes larmes...
"If it's a dream, let me sleep..." (La la la Song).
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