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Jean-Jacques Goldman
Un concert de Goldman qu'on aime un peu, beaucoup, passionnément reste un très bon moment. Deux heures et demie de pur délire, un show très visuel tant sur les écrans que par les jeux de lumière mais aussi avec les troupes de danseurs (tapdance et danseurs de valse), quant au son il est signé Andy Scott (fidèle lui aussi) et est absolument fantastique. Le public, déjà surexcité une heure avant le concert, est chauffé à bloc avec une partie géante de basket! Deux équipes (rouge et bleue) s'affrontent sur fond de boum-boum technoïsant et entraînant. Sympa cinq minutes mais en guise de première partie, bof bof. Surtout quand on sait que 6000 voire 8000 personnes, ce n'est pas négligeable pour un petit nouveau...

L'entrée en scène de Goldman se fait à son image, c'est à dire simple et discrète, une version quelque peu modifiée pour l'occasion du célèbre "Je marche seul", seul à la guitare. Il enchaîne en nous faisant répéter quelques choeurs de ses chansons ("Ensemble", "Nos mains", "Une poussière", "Encore une matin"). Les tubes se suivent entrecoupés de moments émouvants comme l'hommage à Carole Fredericks ("Juste après"), le très beau "En passant", le poignant "Né en 17", et le final "Puisque tu pars". Formation tantôt accoustique tantôt électrique, les musiciens sont à l'aise et Jean-Jacques Goldman aussi (malgré un debut un peu crispé), il faut dire que l'on retrouve toujours la même équipe qu'en 1998 avec, notamment, l'incontournable Michael Jones. Et chaque musicien aura sa petite minute de gloire puisqu'en guise de présentation chacun interpréte un extrait des morceaux tels que "Il suffira d'un signe", "Je te donne", "Quand la musique est bonne", "Peur de rien blues", "Au bout de mes rêves".

Enfin s'il ne fallait retenir qu'une seule image de cette tournée, ce serait, sans l'ombre d'une hésitation, la mise en scène de "Envole moi". Un "truc de ouf" comme dirait l'autre. Au moment du refrain, la scène se soulève à près de 90 degrés, le groupe étant bien sûr attaché, et solidement attaché!


Set-list :
Je marche seul
Nos mains
Petite fille
Encore un matin
Une poussière
Je voudrais vous revoir
Juste après
En passant
Veiller tard
Et l'on n'y peut rien
Tournent les violons
Ensemble
On ira
Les choses
Né en 17
C'est pas vrai

Dors
Envole-moi

Puisque tu pars

Sondre Lerche à l'espace Vauban (Brest)
Attention talent! Voilà un petit gars qui du haut de ses vingt ans peut faire palir n'importe quel artiste confirmé tant son jeu de scène est parfait. Sondre Lerche ne déplace pas encore les foules mais ça ne saurait tarder, surtout un conseil, s'il passe près chez vous, surtout ne râter pas cette bouffée de fraîcheur.


Véritable poisson dans l'eau sur scène, Sondre Lerche communique facilement avec son public même si l'anglais n'est pas sa langue natal (Sondre Lerche vient de Norvège). Le concert tient essentiellement avec son premier album très prometteur "Faces Down" qu'il s'amuse à promotionner.


Regarder Sondre Lerche jouer et l'écouter chanter, c'est que du bonheur du début à la fin tant il est attachant et talentueux. Alors on ne le répètera jamais assez, découvrez-le!




Calogero à la Cigale (Paris)
Au vu de l'album, le concert de Calogero à la Cigale (Paris) s'apprêtait à être très très électrique. Pour cela, il fallait que tout soit en osmose. Aussi bien le public, les musiciens, Calogero, la salle... Contrat rempli. Ce fut un concert inoubliable! Le temps s'est tout simplement arrêté aux premières notes de la chanson "Le plus beau jour" et dès le début, Calogero y met toute sa voix, son énergie, son excitation d'être sur scène... Il se donne tellement dès le début qu'on peut se demander comment il pourra terminer le concert en un seul morceau! C'est sans compter sur toute son énergie emmagasinée, une vraie pile!


Calo enchaîne tour à tour "Une dernière chance", "Prendre l'air", "Prendre racine" autant de chansons puissantes, électriques... Le public se montre sous son meilleur jour, évitant l'hystérie tant redoutée aux moments les plus "calmes" comme "Châtelet les Halles" (très belle interprétation), "Tien an Men" ou bien encore "A la gueule des noyés". Le public a une part très importante dans le concert de Calo. Comme toujours, le public aime chanter puis s'applaudir ensuite! Et Calo l'a bien compris et il en use, essentiellement sur des chansons comme "Sombre et sentimental", "De cendre et de terre" pours lesquelles il demande beaucoup à ce que chacun y mette un peu du sien, et le final bien sûr quand Calo, acclamé, revient seul à la guitare pour chanter avec son public "L'européen" (essentiellement interprétée par le public avec quelques difficultés tout de même pour les paroles!) puis "Pas un jour ne passe". Le concert s'est rallongé ce soir-là, personne ne voulait rentrer et tout était prétexte à rester encore un petit peu. Calo, très ému et très émouvant, nous a donné près de deux heures de pur bonheur, des souvenirs inoubliables et pleins de moments remplis d'émotions que l'on ne manquera pas de se remémorer quand le moral sera à zéro...


Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin (quel proverbe stupide!), le concert de Calo se termine en apothéose, le public en redemande mais quand les lumières se rallument, tout le mondre comprend que c'est bel et bien terminé. La vie doit reprendre son court...



Set-list :
- Le plus beau jour
- Une dernière chance
- Prendre l'air
- Prendre racine
- A la gueule des noyés
- Sombre et sentimental
- Je t'emmène où je t'aime
- Dire
- Tien an Men
- Châtelet les Halles
- Devant toi
- Aussi libre que moi
- En apesanteur

- De cendre et de terre
- Le secret

- Le plus beau jour
- L'européen
- Pas un jour ne passe

Benabar
Alors voilà bien un "petit" personnage complètement atypique! Sur scène, on peut dire qu'il est comme un poisson dans l'eau. Tout son répertoire prend une toute autre dimension, ses chansons naissent enfin. C'est véritablement un artiste à découvrir sur scène. Il nous offre des moment inoubliables comme sa version trash du "Vélo" qui prend des allures de film d'horreur une fois que Bénabar se retrouve derrière son piano, c'est plus fort que lui et il s'en excuse...


Autre moment à mourir de rire : son "slow". Un pur sketch digne des plus grands comiques, une dérision d'une telle justesse de tous ces slows baveux qui collent tellement qu'on ne s'en défait plus et comme il le dit si bien : "ce n'est pas une chanson d'amour, c'est une parodie". C'est pour que tout le monde comprenne!


La scène est définitivement faite pour ce multi-instrumentiste de talent et le public, qui ne s'y trompe pas, lui est acquis dès les premières notes. Avec son côté maladroit et réaliste, il dépeint pendant deux heures avec une pointe d'ironie et un zeste de mélancolie les petits tracas de la vie quotidienne, de la vie en couple, de la trentaine... Véritable one-man show, Bénabar vous donne du baume au coeur. A déguster sans aucune modération!


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update: 21/09/02

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