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From Hell d'Allen Hughes et Albert Hughes
Londres - 1888. Des prostituées sont éventrées dans le quartier de Whitechapel par un mystérieux tueur en série surnommé Jack L'Eventreur. L'enquête est menée par le non-conventionnel inspecteur Fred Abberline (Johnny Depp) qui sous l'emprise de paradis artificiels (opium, absinthe...) « voit » le tueur à l'oeuvre. Avec beaucoup de patience, de finesse, d'intelligence et l'aide d'une prostituée Mary Kelly (Heather Graham), Fred Abberline va résoudre cette énigmatique enquête.


S'il est vrai qu'à ce jour, la véritable identité de Jack L'Eventreur n'a jamais été trouvée, le film des frères Hughes apporte une solution, ce qui lui vaudra d'ailleurs quelques reproches. Mais la solution tient la route ce qui n'empêche pas le mystère de rester (à tout jamais d'ailleurs) entier.


Bien qu'un peu trop sanglant par moment (Alfred Hitchcock ne vous a t'il pas appris que le sang était inutile?), « From Hell » est plutôt bien réalisé, l'ambiance des quartiers mal famés est bien reconstituée, quant à Johnny Depp : parfait comme à son habitude.
Les Autres d'Alejandro Amenabar
Peu après la fin de la seconde guerre mondiale ; quelque part dans un manoir isolé sur l’île de Jersey vivent Grace (Nicole Kidman) et ses deux enfants Anne (Alakina Mann) et Nicholas (James Bentley). Suite à une maladie rare, Anne et Nicholas ne peuvent être exposés à la lumière du jour. Grace les élève donc seule, dans la plus pure tradition chrétienne et dans une obscurité inquiétante. Mais le jour où trois mystérieux domestiques viennent habiter le manoir tout commence à basculer...


C’est ainsi que l’on pourrait évoquer une infime partie du film de l’espagnol Alejandro Amenabar sans en enlever une miette de suspense. Dans la lignée des meilleurs films d’Alfred Hitchcock, « Les Autres » vous donne la chair de poule et vous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde. Sans débordement d’effets spéciaux, avec uniquement une bougie et le jeu d’actrice de Nicole Kidman (absolument incroyable), Alejandro Amenabar nous prouve tout son talent de scénariste-réalisateur.


Petit nouveau à Hollywood, « Les Autres » est son troisième film après « Tesis » et « Ouvre les yeux » (dont « Vanilla Sky » de Cameron Crowe est une adaptation). Espérons que Hollywood ne le détournera pas de ses premières amours et que Alejandro Amenabar continuera de nous tenir en haleine et de nous surprendre.
La revanche d'une blonde de Robert Luketic
Elle Woods (Reese Witherspoon) a tout d’une vraie blonde : la coiffure, les vêtements flashy, le petit chien absolument ridicule, les amies dont les QI ajoutés ne dépassent pas 20, les séances de manucures… bref tout est là. Elle Woods a tout pour elle jusqu’au jour où elle se fait plaquer lamentablement par son fiancé Warner, alors qu’elle pensait que ce dernier allait la demander en mariage. En effet, Warner s’inscrit en droit à Harvard pour devenir jeune sénateur. Une petite amie blonde (jugée débile et totalement écervelée par son entourage) ne convient donc plus à ses ambitions.

Malgré cette rupture soudaine et brutale, Elle Woods n’a pas dit son dernier mot. Elle décide, elle-aussi, de s’inscrire à Harvard pour reconquérir l’homme qu’elle aime et ainsi prouver qu’une blonde aussi a un cerveau.



Voilà un film qui doit plaire aux blondes ! Reese Witherspoon a su trouver le ton juste entre la cruche et l’intello. « La revanche d’une blonde » est un bon gâteau sucré mais jamais dégoulinant (le risque qu’un réalisateur prend avec un sujet comme celui-ci). L’honneur des blondes est sauf et on ne peut s’empêcher de compatir à la tristesse de l’héroïne qui malgré ces airs de nunuche s’en sort haut la main. Bravo Reese !
Un mariage trop parfait de Adam Shankman
Quand on n’est pas capable de réussir son propre mariage, on organise ceux des autres. Voilà la philosophie de Mary (Jennifer Lopez) qui ne croit plus à l’Amour. Mary organise de somptueux mariages ce qui lui vaut sa réputation. Un jour, en traversant la rue, elle se coince le talon dans une grille d’égout et est sauvée in-extremis par Peter (Matthew McConaughey), pédiatre.

Suite à un rendez-vous arrangé par son amie Penny, Mary se retrouve seule avec Peter. C’est le coup de foudre et Mary croit à nouveau à l’amour. Mais son rêve s’effondre lorsqu’elle découvre que le marié du prochain mariage qu’elle organise (celui de Fran Donolly, une jeune riche capricieuse) s’avère être Peter.


Le scénario est totalement prévisible et tout le monde se doute que le mariage de Penny et Peter n’aura pas lieu… Mais ça n’empêche pas le film d’être une bonne comédie sentimentale comme seuls les Américains savent le faire et de se laisser regarder. Le couple Jennifer Lopez (plus convaincante qu’en chanteuse) – Matthew McConnaughey est séduisant et donne au film de la crédibilité.
Blow de Ted Demme
A la fin des années soixante, le commerce de la marijuana connaît un véritable essor sur la côte Ouest. George Jung y voit alors un moyen de se faire de l’argent facilement et sans travailler. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où il se fait prendre avec 330 kilos d’herbes dans sa valise. Il goûte alors à son premier séjour en prison. Là-bas, il fait la connaissance de Diego Delgado avec qui il partage le cellule. Celui-ci l’initie à l’héroïne et à leur sortie de prison, Diego présente George à Pablo Escobar, chef du cartel de Medelin. George devient alors trafiquant d’héro (fini l’herbe !). Grâce à Diego, George fait la connaissance de Mirtha (Penélope Cruz) dont il tombe amoureux et avec qui il aura une petite fille. Il tente alors de décrocher. Mais au bout du compte, il perd tout.


Basé sur l’histoire vraie de George Jung, l’un des plus gros trafiquant de drogue de la planète, « Blow » retrace toute la vie hors-norme de ce trafiquant toujours en prison à l’heure actuelle. Johnny Depp y incarne le trafiquant avec beaucoup de réalisme, traversant toutes les époques et se collant au plus près au personnage. On se laisse quand même toucher par ce personnage plutôt pathétique qu’est George Jung qui n’y aura pas gagné grand chose finalement.


Une petite pensée au réalisateur, Ted Demme, décédé en janvier 2002 à 38 ans d’un arrêt cardiaque alors qu’il jouait au basket-ball.
Princesse malgré elle de  Garry Marshall
Mia Thermopolis (Anne Hathaway) est une jeune fille que personne ne remarque jamais. Timide et réservée, elle est la proie de tous ces camarades de classe et subit les pires moqueries. Elle mène une vie sans problème à San Francisco avec sa mère, passionnée de peinture et un père absent (diplomate en Europe).


Un jour comme un autre, sa grand-mère Clarisse Renaldi (Julie Andrews) débarque et lui apprend qu’elle est l’unique héritière du trône de Génovie. Angoissée par l’idée d’être une princesse et par ce fait de devoir s’exprimer en public, Mia panique et refuse. Mais Mia change d’avis et décide de ne donner sa décision que le jour du grand bal. A grand renfort de coiffeur, de professeur de bonnes manières et autres, Mia Thermopolis se transforme peu à peu en princesse.


Il n’y a pas à dire, les studios Disney savent faire des contes de fées ! Surtout quand Gary Marshall (à qui l’on doit un autre conte de fée : « Pretty Woman ») le réalise et que Julie Andrews (souvenez-vous, Mary Poppins, c’est elle !) y campe une reine. Tous les ingrédients sont là et la sauce prend. C’est avec joie que l’on retrouve notre Mary Poppins et que l’on suit l’éclosion de la chenille en papillon.

Beautés empoisonnées de David Mirkin
Max (Sigourney Weaver) et Page (Jennifer Love Hewitt) Conners sont arnaqueuses de mère en fille. Leur spécialité : le divorce. Max séduit des hommes aisés qui tombent immédiatement sous le charme et s’empressent de l’épouser. C’est alors au tour de Page de les tenter, ce qui n’est pas très difficile, avec ses atouts pour les conduire tout droit à l’adultère. Max surprend le mari en plein pêché, demande le divorce et plume le mari. D’un commun accord, Max et Page décide d’opérer une dernière fois mais le riche William B. Tensy (Gene Hackman) se montre coriace…


Si le film est loin d’être un chef d’œuvre et que la fin est un peu gnan-gnan, le numéro comique de Sigourney Weaver en riche russe séduisant le vieux et répugant William et lui chantant « Back in the U.S.S.R. » (avec l’accent s’il-vous-plaît !) est tout simplement à mourir de rire et sauve le film à lui tout seul!



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update: 21/09/02

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